Ce nouveau statut, mis en place depuis le 1er janvier 2009, a été rejeté par la CIPAV (caisse de retraite de nombreux libéraux, dont font partie les traducteurs), contrairement au RSI (Régime Social des Indépendants) qui y a adhéré.

Les traducteurs sont donc dans l’impossibilité pour l’instant de l’adopter.

Le système de cotisation actuel s’avère lourd et compliqué (cotiser par tranche, d’après des revenus datant de 2 ans auparavant, ce qui, dans le cas d’années irrégulières, peut entraîner un abandon de l’activité).

Le statut d’auto-entrepreneur semble plus souple, plus transparent, pour les profils d’activité aux revenus peu élevés ou irréguliers : un total de 20% du chiffre d’affaires serait prélevé mensuellement ou trimestriellement et couvrirait toutes les charges sociales, le chiffre d’affaires annuel en prestation de services ne devant pas dépasser 32000 € (la majorité des traducteurs se situe dans cette tranche).

Ainsi, pas de chiffre d’affaire pendant un mois ou un trimestre, pas de prélèvement. À noter que, alors que les traducteurs - affiliés à la CIPAV - ne peuvent y adhérer pour l’instant, les interprètes, dépendants du RSI, peuvent parfaitement adopter ce statut : très logique…

L’attitude de la CIPAV a d’ailleurs été vivement critiquée dans de nombreux forums de professionnels concernés (architectes, ingénieurs conseil, infographistes, développeurs sites web, etc.) lesquels ne semblent pas tenir cette caisse en très haute estime…

http://www.auto-entrepreneur.fr/forum/topic1562.html

Cette situation aberrante pourrait conduire nombre de professionnels dépendant de la CIPAV  (liste ci-jointe : http://www.cipav-retraite.fr/cipav/article-198-les-professions-affiliees-liste-alphabetique.htm) à rechercher un autre intitulé proche de leur activité, et dépendant du RSI.

Affaire à suivre…